Témoignages des volontaires

Caroline, 23 ans, étudiante en ergothérapie 

Ca n’était qu’un rêve qui s’est pourtant réalisé… J’ai vécu trois semaines dans un autre monde. Un monde fait de sourires, d'yeux pétillants, de rires et de regards malicieux. Un monde au langage mélodieux, à la musique entraînante et aux couleurs éclatantes. Un monde qui peut sembler merveilleux mais qui cache parfois bien son jeu… La pauvreté, les problèmes de santé, les catastrophes naturelles, que de choses tristes et dont pourtant je ne garderai pas beaucoup de souvenirs. Les enfants de Puerto López ne m’ont offert que du bonheur et cela a été pour moi une grande leçon de vie. Vivre et se contenter de ce qu’on a et uniquement de ce qu’on a. Dans ma peau de bénévole, j'ai entamé ce voyage avec dans le coeur l’envie d’apporter tout ce que je pouvais à ces enfants. Au final, j’en suis repartie avec un coeur encore plus rempli. Les enfants m’ont apporté beaucoup plus que ce que j’ai pu moi-même leur offrir et c’est pour cela que cette expérience a été aussi riche en émotions, en partages, en souvenirs, et tout simplement en amour.

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Edgar, 25 ans, étudiant en sciences économiques

L'imaginaire déjà très attaché à l'Amérique hispanique, j'avais pour rêve de visiter, un jour, cette partie du globe. En Europe, nous incarnons ceux qui peuvent voyager et ceux qui en ont le moins le temps, ce qui est assez cocasse. Joignant études et travail, j'avais à cœur de vivre une expérience totalement nouvelle et coupler celle-ci avec un voyage dépaysant dans une région que je voulais, de base, visiter.

J'ai alors découvert l'association par le biais de la plateforme de l'université où j'étudie. La petite structure et la proximité avec les responsables de Dream Up for Ecuador ont été les points cruciaux dans mon choix. Il est important de partir informé et préparé. La communication m'a mis en confiance et c'est l'esprit léger et motivé que j'ai entrepris ce voyage.

Sur place, les volontaires sont rapidement mis dans le bain. Présentation de l'auberge magnifique dans laquelle nous logeons, les environs et, surtout, l'école. Je pense que chacun de nous a vécu ce moment de manière unique, ces enfants sautant sur moi, des câlins et de l'amour dans leur yeux, quelle innocence ! Quelle sincérité ! Malgré le fait que je ne sois pas dans l'éducation ou le social, cette expérience m'a permis de développer ce côté humain et mon goût à travailler avec les plus jeunes. La structure de l'organisation, les responsables, les locaux et les volontaires font que tout cela est possible et cette entraide sert à tout le monde. Nous développons ce pourquoi l'humain est fait, à mon avis : vivre en communauté et se soutenir. Nous apportons un peu de nos connaissances et découvrons une nouvelle culture qui nous rempli et surtout nous marque.

J'en ressors le cœur débordant d'amour et d'affection, les yeux remplis de souvenirs et de visages familiers et la tête grandie de tout ce que les enfants, parents et volontaires m'ont apporté. C'est avec l'impression d'avoir une deuxième maison en Équateur que je suis revenu en Suisse et c'est avec certitude que j'y retournerai !


Elisa, 23 ans, étudiante en sciences humaines

Contrairement à notre société actuelle qui nous juge constamment, les enfants de l’école Dos Rios ne vous jugent pas. Ils vous tendent les bras et vous aiment dès la première rencontre. En fait, je crois que les enfants de Dos Rios m’ont offert davantage d’amour que j’en ai reçu en 23 ans. Du moins, ils l’exposent de manière différente. Avec eux, c’est le contact humain qui prime. Et ils ont raison : c’est ce qui nous fait vivre, il nous fait ressentir que nous sommes vivants. Pourquoi, dans un train, nous tenons à nous asseoir là où personne ne s’y trouve. Venez en Équateur, là bas, on s’assied près de vous, on vous octroie la confiance, on vous aime et on vous aide. Et cela que vous soyez blanc, noir, en situation de handicap, ... En fait, si vous goûtez à l’Équateur, vous ne voudrez plus revenir à votre situation habituelle. Dans le cas où vous rentrez, vous ne vous passerez jamais de dire à votre entourage combien vous les aimez. En fait, alors que mon but premier était d’apporter aux enfants le savoir qu’on nous enseigne, je crois qu’en fin de compte ce sont eux qui m’ont appris la meilleure valeur de la vie : l’amour. Et offrir cet amour à chacun d’entre nous. Car chacun mérite d’être aimé et se sentir aimé. L’amour est le fondement de la vie, et ces enfants l’ont mieux compris que quiconque. 

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